Michel Jacqmain

© Benoît Matterne

Michel Jacqmain a appris la guitare par un bel après-midi de 1969 suite à un événement malheureux: la peau de son petit banjo n’avait pas résisté aux dures conditions qui sévissent au cours d’un camp scout situé au bord d’une rivière Tyrolienne. Tout était réglé au soir : subitement, ce barbare instrument ne nécessitait plus trop de doigts. La porte s’ouvrait sur la chambre des merveilles que constitue l’harmonisation des mélodies. Cela a donc commencé par les soirées « after » qui suivent les vaisselles lors des camps scouts et des vacances entre amis. De cuisine en cuisine, cela s’est poursuivi durant de nombreuses années.

La vraie bénédiction vient de la rencontre avec des amis musiciens trad, et de la relation qui se tisse entre les instrumentistes de tout poil autour de la force de ces mélodies jouées et chantées depuis la nuit des temps. Comme si chacune des générations de vielleux, cornemuseux, accordéonneux, violonneux et autres musiqueux étaient venus charger leur petit bout d’énergie dans ces piles. Quel extraordinaire terrain d’harmonie, de complicité, d’écoute. Et d’ouverture.

Durant l’été 1995, en traînant ses savates de groupuscule en groupuscule de musiciens qui s’essaient ensemble à l’ombre des buissons du festival de luthiers de Saint Chartier, tout au bonheur de participer à chaque fois au miracle de la mayonnaise qui prend, Michel s’est retrouvé immortalisé par une photo dans un opus de Trad Magazine, dont la légende le sacrait guitariste belge anonyme. Ce titre fait sa grande fierté. C’est le seul diplôme qu’il revendique.

Michel a notamment joué avec les groupes Compagnie Trad, Jeudi Soir/Gallarus, Amercoeur, Balàfond, Levan

A l’heure actuelle, il foule les scènes du monde entier avec  Rond de Sorcières, Au Pied Levé, Ether Noir, Grand Air

… on en oublie sûrement!

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